Presentation

Presentation
ce Blog est un reconstruction, il parlera meintenant des manga et de Harry Potter, vous trouverez des fanfiction et des video de manga et de Harry Potter merci de votre visite.

# Posté le samedi 22 septembre 2007 12:03

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 04:26

Histoire

Histoire
salut a tous les fans de harry potter, c'est Fred.j'aimerai vs dire quelque chose,vous savez tous que je meure ds le 7eme tome et ben voici la derniere lettre que j'ai ecrit a angelina:
chere angelina!
salut devine qui c'est?c'est ton chéri fred bien sur t'as deviné je pense.j'aimerai te parler,tu sais que le combat final approche au fond de moi j'ai peur,car on va affronter la mort en face pourvu qu'on arrive a battre le seigneur des tenebres qui ns fait si peur et souffrir.si jamais je viens a mourrir je voudrais que tu saches que je t'aime de tout mon coeur.la 1ere fois qu'on s'est vu,je t'ai remarqué parmi ton amie alicia ta peau etait mate tes yeux marrons entourés de longs cils noirs,j'ai remarqué que tu etais différente des autres.au cours de ma 4eme année je suis tombé amoureux de toi.angelina tu es si belle que je t'aimerai toujours
je t'embrasse Fred

# Posté le samedi 06 octobre 2007 12:55

Modifié le lundi 08 octobre 2007 03:50

journal intime d'Angelina Johnson

journal intime d'Angelina Johnson
c'est fred qui la piqué a angelina lors de notre 6ieme année a Poudlard:



Chapitre 1 : Une longue journée



Je regardai malgré moi par la fenêtre. Dehors, malgré la nuit noire, je distinguais la pluie battante, tambourinant contre les vitres de la tour Gryffondor.

Cela faisait plus d'une heure que j'essayais, sans grand succès, de me pencher sur mon devoir de Métamorphose. Seulement, la salle commune n'était pas vraiment le lieu idéal pour se concentrer.

En ce début d'octobre, comme depuis le début de l'année scolaire, il régnait à Poudlard une effervescence et une excitation grandissante à mesure que l'on approchait de la fin du mois, et plus précisément du 30 octobre.



Cette année, un grand événement allait chambouler le collège entier : le Tournoi des Trois Sorciers. Evénement mythique, il opposait les trois plus grandes écoles de sorcellerie : Poudlard, Durmstrang et Beaux- Bâtons. Trois champions, un par école, devaient s'affronter pour remporter la coupe et mille gallions. Le problème, c'est que ceux qui n'avaient pas 17 ans ne pouvaient pas déposer leur nom dans la coupe. C'est la qu'on voit que dans ma triste vie, j'avais quand même un peu de chance : j'aurais 17 ans le 21 octobre, et mon anniversaire me changerait les idées. Je comptais m'inscrire aussi au Tournoi. C'est surtout pour les mille gallions que j'envisageais sérieusement de m'inscrire, mais bon, j'étais quasiment certaine que ma chance s'arrêterait là.


En raison du tournoi, celui de Quidditch fut annulé. Je fus extrêmement déçue lorsque Dumbledore nous l'a annoncé, surtout que j'étais poursuiveuse dans l'équipe de Gryffondor.


Quoi qu'il en soit, Poudlard étant l'école hôte, des élèves des deux autres écoles passeraient le reste de l'année scolaire ici, et nous étions plus qu'impatients de les voir, d'autant plus que l'échéance était dans moins d'un mois.


Je fus tirée de ma rêverie par un long soupir, qui m'arracha à mes pensées. Ma meilleure amie, Alicia Spinett, avait visiblement du mal à s'en sortir avec son devoir de Métamorphose. Je lui fis un sourire compatissant, ce n'est certainement pas moi qui l'aurais aidée ! Non pas que je sois nulle en cours, mais cette année, je m'étais laissée peu à peu envahir par les tonnes de devoirs à faire. Moi qui croyais que la sixième année serait l'année du repos, entre l'année des BUSEs et celle des ASPICs, avec ses nombreuses heures de trous pour se reposer. Et bien je me trompais lourdement. Toutefois, j'avais décidé de me ressaisir et de commencer à travailler sérieusement, d'où cette soirée passée à étudier la Métamorphose.


Je me replongeais donc dans mon devoir lorsque j'entendis des rires. Je levai la tête et vit sans surprise à qui ils appartenaient. C'était bien évidemment ceux des jumeaux Weasley, Fred et George, et de leur meilleur ami Lee Jordan. Ces trois là étaient inséparables depuis la première année, un peu comme moi avec Alicia et Katie Bell, mon autre meilleure amie. Ils étaient populaires auprès de la gent féminine, et justement, ils étaient plutôt bien entourés ce soir la.


Je m'attardais sur Fred. Il était batteur dans l'équipe et avec George et Lee, ils étaient les meilleurs en matière de farces et de mauvais coups. Il était plutôt pas mal, pour ne pas dire beau. Mais ce n'était pas son principal atout, son humour en séduisait plus d'une. Mais il avait quand même de magnifiques yeux bleus et un sourire désarmant.


Je le regardai discrètement. Il était beau, gentil, mais inaccessible. Je voyais bien qu'il s'intéressait à ces filles soit disant parfaites, qui gloussaient à chacune de ses paroles. Oh bien sûr on se parlait, mais j'étais totalement consciente de n'être qu'une amie pour lui. Je désespérais qu'il me considère un jour comme fille, pas comme la gentille bonne copine, qu'on ne venait voir que pour connaître l'heure des entraînements ou les devoirs à faire.


Je soupirai : je m'appelle Angelina Johnson, j'ai 17 ans, je suis en sixième année à Poudlard, et je suis amoureuse d'un garçon qui ne me voit pas.


oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Le lendemain matin, je profitais d'être la première levée pour aller prendre une douche.Lorsque je ressortis, je vis qu'Alicia et Katie étaient réveillées, ainsi que les deux autres filles qui partageaient notre dortoir, mais avec qui je n'avais vraiment aucune affinité.



Une fois habillée, je me regardais dans le miroir pour finir de me préparer. Je n'étais pas des plus jolies, mais je n'étais pas moche pour autant. Alicia et Katie disaient que j'avais un charme, et que j'étais jolie, mais que je ne m'en rendais pas compte. Bien entendu, je savais qu'elles disaient ça pour que je ne me complexe pas. J'attachai mes longs cheveux noirs crépus et ondulés en une queue de cheval haute, dont je ne laissai que deux mèches encadrant mon visage. Je mis mon trait de crayon habituel, non pas qu'il m'avantageait, n'allez pas croire que j'étais comme une de ces greluches qui traînaient autour de Fred ! C'est juste que j'étais habituée à ce simple trait sous mes yeux chocolat, discret. Mis à part cela, je n'étais pas très coquette.


Tandis qu'Alicia y entrait, Katie sortit de la salle de bains. Elle, elle était vraiment jolie. Elle avait des cheveux plutôt longs, auburn et raides, et des yeux noisette. Elle était le genre de filles qui n'avaient pas de petit ami fixe, elle ne pouvait pas rester plus d'un mois avec le même garçon et encore, je tallais large ! Elle ne se rendait pas compte de la chance qu'elle avait, alors qu'Alicia et moi, on galérait pour trouver un copain.


Ce fut au tour d'Alicia de sortir. Elle aussi était jolie, avec ses cheveux chatains mi-longs, ses yeux verts et son sourire avenant.


Nous descendîmes prendre notre petit déjeuner dans la grande salle. Nous fûmes rapidement rejointes par Fred, Lee et Georges. C'était dans ces moments la que je me trouvais un (rare) atout : je ne perdais presque jamais mes moyens face à Fred, ou du moins, ce n'était pas visible.


Malheureusement pour moi, je dus compter sur mon « don », car Fred avait été rejoint par sa petite amie du moment, Sally Morton. Elle était l'une de ses filles qui avaient tout pour elles : blonde aux yeux bleus, avec un brushing parfait, la bouche pulpeuse et la taille de mannequin. Bon je n'étais pas grosse, c'est vrai, mais je n'avais pas les yeux bleus, la bouche pulpeuse et le brushing parfait, surtout avec mes cheveux. Sally était la fille parfaite en somme. Bon je l'admets, il lui manquait peut-être un peu de conversation, mais bon, je ne passais pas ma vie à observer Fred embrasser sa copine et je n'étais pas — dieu merci- à leurs rendez-vous : je n'étais pas maso.Justement, elle l'embrassa langoureusement, moment où je pris soin de regarder ailleurs, et ils s'éclipsèrent rapidement par la suite.Georges et Lee les suivirent un peu plus tard, sous le regard intéressé de Katie qui projetait de faire tomber Lee dans ses filets.
Alicia bailla ostensiblement. Cette fille pouvait être très énergique quand elle le voulait, mais ça n'arrivait que lors des matches de Quidditch. Heureusement d'ailleurs.

Katie se leva et décréta qu'il était temps d'aller en cours. Cette perspective ne m'enchantait pas vraiment, mais je me levai aussi. Alicia nous suivit en finissant sa nuit tandis que Katie et moi papotions, et qu'elle me racontait les histoires de ses dernières conquêtes, et de ses derniers ravages, surtout.


_ Non mais tu y crois toi ? Me dit-elle. Larry Hanson m'a demandé de sortir avec lui.

_ Attends, Larry Hanson, le Poufsouffle de septième année ? J'y crois pas, y'en a qui ont vraiment de la chance ! Me lamentai-je.

_ Honnêtement, je ne sais pas si je vais dire oui. Tu sais très bien qui j'ai en vue... Me répondit Katie tandis qu'on arrivait devant la salle de Métamorphoses.

_ Et peut-on savoir qui tu as en vue ? S'enquit George, qui, accompagné de Fred et Lee, avaient entendu les dernières paroles de Katie.



Katie me regarda. Elle espérait sûrement que je lui vienne en aide, mais je préférai regarder Alicia. Celle-ci ouvrit la bouche puis la referma, embellissant le tout par un joli sourire.


_ De toutes façons, ça ne vous regarde pas ! Trancha Katie d'un ton résolu.


Le professeur de Métamorphoses, le professeur MacGonagall, apparut dans l'embrasure de la porte de la salle de classe. Elle nous fit entrer et je m'assis, comme d'habitude, à côté d'Alicia. Elle avait apparemment fini sa nuit puisqu'elle parlait avec énergie à Georges, assis le rang devant nous, à la gauche de Fred. Je le regardai discrètement, et constatai avec horreur que je n'étais pas la seule. Enfin, avec horreur, c'est beaucoup dire, je m'y étais habituée. Sa petite amie du moment, bien sûr si elle était dans la classe, le regardai amoureusement, et ses ex, elles, le regardaient ou méchamment, ou alors avec un de ces petits regards nostalgiques. De toutes façons, il y avait de moins en moins de sixièmes années avec qui il sortait, il en avait passé pas mal. Maintenant, il ciblait les cinquièmes années, enfin, d'après ce que George avait dit à Alicia.


Ils s'entendaient bien ces deux là. Katie avait d'ailleurs essayé de les faire sortir ensemble à plusieurs reprises. Mais ils lui avaient répondu qu'ils étaient simplement amis, et que pas un seul instant ils avaient envisagé de sortir ensemble. A une période, j'ai bien cru qu'Alicia en pinçait pour George, et je la trouvais chanceuse d'être proche de lui. J'aurais bien aimé être aussi proche de Fred. Mais finalement, après réflexion, je n'aurais pas aimé. C'est vrai quoi, étant amoureuse de Fred, je n'aurais pas aimé qu'il me considère comme sa « meilleure amie ». Remarque, la façon dont il me considérait ne me satisfaisait pas non plus.Je soupirai puis pris ma plume : MacGo avait fini son petit discours sur les métamorphoses humaines et s'apprêtait à nous en dicter l'essentiel.La cloche sonna. Puis la fin des cours arriva. Avec une lenteur extrême, mais elle arriva.


Alicia nous entraîna dès la fin des cours vers la grande salle, afin de pouvoir enfin déjeuner. Mon estomac criait famine depuis plus d'une heure, et c'est avec un grand plaisir que je m'installai, avec Alicia et Katie, à la table des Gryffondor afin de pouvoir manger. Je jetai un ½il vers la table des Poufsouffle, et regardai avec attention Larry Hanson. Elle avait de la chance, Katie. Un bon nombre de filles tueraient pour recevoir autant de demandes et être aussi populaire auprès des garçons. Moi, je dirais certainement pas non. Si en plus ça pouvait me faire oublier Fred. Non parce qu'un amour à sens unique, ce n'est pas toujours la joie.


_ Tu sais, je comprends pas pourquoi t'as dis non à Larry Hanson. Il est

vraiment pas mal, dis-je après avoir avalé une bouchée de pommes de terre sautées.

_ Je n'ai pas encore dit non, me corrigea Katie. J'hésite, parce j'ai qui tu sais en vue.

_ Oui, mais lui il a l'air de s'intéresser à toi ? Objecta Alicia.Katie sembla réfléchir un instant puis elle avala un morceau de pain.

_ Honnêtement, je n'ai pas encore commencé la séduction, le rapprochement et tout ça, on va dire que je suis en phase d'observation, expliqua-t-elle.

_ Mais comparé à Larry Hanson, dit Alicia, il ne fait pas vraiment le poids.

Elle but une gorgée d'eau puis reprit :

_ Moi, en tous cas, je n'hésiterais pas un seul instant : je choisirais Hanson.

Katie et Alicia se tournèrent vers moi, chacune ayant dans l'espoir de trouver en moi un soutien à leur cause. J'avalai péniblement mon morceau de rôti puis réfléchis un instant.

_ Ben... il faut avouer que Hanson est plutôt pas mal, dis-je prudemment.

Alicia jeta un regard victorieux à Katie. Dans un élan de culpabilité, je continuai :

_ Mais peut-être que Lee à des qualités qui compensent le physique parfait de Larry. Tu n'as qu'à apprendre à connaître les deux, et tu choisis ensuite.

_ Mais le problème c'est que je n'ai pas très envie de connaître Hanson. Enfin, ce genre de type, tu sors avec une semaine, pas plus. Il n'a pas grand intérêt, décréta Katie.

_ Alors pourquoi tu hésites ? Demandai-je.

_ Remarque, dit Alicia, si jamais ça ne marche pas avec Lee, tu pourras toujours aller avec Hanson.

_ Enfin, les filles, s'offensa Katie en rejetant ses cheveux derrière ses épaules, je ne suis pas comme ça !



Alicia me regarda et l'on ne put empêcher un sourire moqueur se former sur nos lèvres.


Après avoir fini de déjeuner, nous nous rendîmes en cours de potions. Je détestais les potions. A vrai dire, c'est le professeur que je détestais. Rogue était un véritable tyran toujours prêt à faire du favoritisme envers les élèves de la maison qu'il dirigeait : les Serpentards. Mais je n'avais pas vraiment le choix, je devais continuer les Potions pour mes futures études. Je voulais devenir Médicomage, et travailler à l'hôpital pour sorciers Ste Mangouste. Depuis toute petite, je voulais soigner les gens, disons que je voulais réaliser un de mes rêves de petite fille.


Bien que mes parents étaient sorciers, ma mère avait tenu à me faire aller, jusqu'à mes onze ans, dans une école moldue pour, disait-elle, avoir un minimum d'éducation conforme à la société moldue, et étant de sang- mêlé, de ne pas oublier le côté moldu de la famille. Mon père, lui, trouvait cela totalement ridicule et tenait à ce que ma mère s'occupe elle-même de mon éducation. Elle avait alors objecté qu'elle voulait continuer à travailler, et qu'elle ne mettrait certainement pas un terme à sa brillante carrière au ministère simplement pour m'élever. Comme vous l'aurez sûrement compris, ma mère était une obsédée du travail et mon père tenait tellement à sa tranquillité, qu'il ne risquait pas de la mettre à mal en contrariant ma mère.En cinquième année, l'année dernière, lors de l'entretien d'orientation, le professeur MacGonagall m'avait assuré que je pourrais entrer sans problème à l'Institut National d'Etudes de Médicomagie, si j'obtenais d'abord mes BUSEs, puis mes ASPICs, et que je me mettais à travailler sérieusement dès la sixième année.. Et donc depuis ce début d'année je partageais mon temps entre révisions et travail intenses et les entraînements de Quidditch. Je dois avouer que mes notes avaient considérablement augmenté. Pas étonnant que je n'avais pas eu de petit ami depuis longtemps. Et surtout, pas étonnant que Fred ne s'intéresse pas à moi. Lui, c'est le genre de mec qui ne s'intéresse pas un seul instant aux études, à se demander comment George et lui en ont eu assez pour passer en sixième année. Enfin, tout ça pour dire que Fred ne s'intéressera jamais à quelqu'un comme moi. Et voilà, je pensais encore à lui. Le grattement des plumes sur les parchemins me réveilla et je notai alors les ingrédients et la marche à suivre nécessaires à réaliser un philtre de Mort Vivante.


J'allais chercher dans l'armoire ce dont j'avais besoin, et je commençai à hacher les racines de Valériane. Alicia, à ma gauche, me parlait du Tournoi des Trois Sorciers, ou plutôt, des beaux bulgares et des beaux français qui y seraient.


_ Attends, me dit-elle, t'aimerais pas te trouver un petit ami ? En plus, les accents, c'est trop mignon !

_ Arrête, on dirait Katie ! Raillai-je.

_ Hé ! S'insurgea celle-ci. Dans tous les cas, je suis d'accord avec Alicia. Ca ne te ferait pas de mal de trouver un petit ami. Et puis, un peu de sang neuf dans l'école, ça fera du mal à personne !

_ Dix points de moins pour Gryffondor, Miss Bell, intervint la voix glacée de



Rogue, et je vous prierai de vous taire, vous et vos camarades, ou je serai dans l'obligation de vous mettre une retenue. Katie soupira en silence et reprit sa potion.


_ Mais, demandai-je en chuchotant, et Lee dans tout ça ?

_ Oh, eh bien tu sais, je doute que je soie avec Lee avant l'arrivée de Durmstrang et Beauxbatons ! Me dit-elle dans un sourire satisfait.



Je lui fis un sourire presque navré, devant tant d'insouciance. Puis, une idée me traversa l'esprit. Peut-être que c'était moi qui n'étais pas normale, peut-être étais-je trop coincée, trop absorbée par mon travail. Oh Merlin ! Peut-être que je devenais comme ma mère ! Non ça n'était pas possible. Je devais mettre un terme à ce début d'existence insignifiant et morne, dénué de vie. La cloche sonna la fin du cours. J'avais hâte d'être en récréation.


_ Finalement, dis-je en marchant d'un pas rapide aux côtés d'Alicia et de



Katie, vous avez raison ! Ca ne me ferait pas de mal de me trouver un petit ami, je pense que je devrais un peu lever le pied niveau études.Katie et Alicia restèrent muettes de stupéfaction.


_ Attends, t'es sérieuse là ? Risqua Katie. Enfin, tu veux dire que tu vas plus passer tout ton temps libre à étudier ?_ Tout mon temps libre ! Faut pas exagérer, répondis-je, disons que j'y consacrais pas mal de temps. Mais bon, faut pas me prendre pour Granger non plus !

Alicia émit un petit rire moqueur.

_ Non, sincèrement, continuai-je, je pense que vous avez raison, un peu de sang neuf ne fera pas de mal, et puis, l'accent français et si mignon !

_ Ben voyons, intervint une voix que je ne connaissais que trop bien.Je fis volte face, bientôt imitée par les filles. Fred, George et Lee nous faisaient face à présent. Devant nos regards incrédules, Fred se sentit dans l'obligation de continuer.

_ Ben quoi, c'est vrai non ? Dit-il en me regardant. Si tu sors avec un mec qui parle à moitié anglais, bonjour la facilité pour la communication.

_ Ah parce que toi, tu ne comptes pas approcher les françaises et les bulgares, peut-être ? S'insurgea Alicia.

_ Ce n'est pas pareil, moi j'ai la bonne tactique d'approche, lâcha-t-il, telle une évidence.



Georges et Lee se regardèrent gênés, juste le temps que j'imprime ce qu'il venait de me dire.


_ Ah parce que tu insinues que je n'ai pas la bonne « tactique d'approche » ? Qu'en sais-tu ? Lui demandai-je, d'un ton peu avenant.



Ok j'étais peut-être amoureuse, mais sûrement pas débile au point de me laisser insulter.



_ Ben, commença-t-il, visiblement gêné, disons que tu n'es pas le genre de filles qu'on voit souvent avec un petit ami.



_ Tu t'es jamais posé la question de savoir si ça m'intéressait ? Demandai-je, presque malgré moi.

Oh non, je regrettai au moment même cette phrase. Il allait me prendre pour une fille associable, au point de ne pas vouloir de petit ami. Toute fille normalement constituée n'a qu'un but à cet âge là, moi y compris.



_ Excuse moi, mais toute fille normalement constituée ne rêve que de ça ! Expliqua-t-il.



Merlin, il lisait dans mes pensées ou quoi ?Quoi qu'il en soit, je soupirai. Et je me résignai.

_ C'est bon, t'as gagné ! Murmurai-je. T'as raison. Et devine quoi ? Je suis normalement constituée, je te rassure.



Un petit sourire étira les lèvres de Fred. Ce petit sourire vainqueur le rendait irrésistible, et sans plus attendre, je me dirigeai à l'extérieur, où Alicia et Katie me rejoignirent, après avoir échangé quelques paroles avec les garçons. Et voilà, ça finissait toujours comme ça. Je restais la bonne copine, qu'on se permettait de vanner à propos de l'inexsistense d'un éventuel copain, et à qui on demandait les devoirs à faire et les horaires des entraînements. Les filles tentèrent de me réconforter, mais je préférai dévier la conversation sur un sujet moins important. Pas de quoi en faire un drame, Fred me taquinait toujours sur mon célibat perpétuel. Au début, lorsque j'étais amoureuse de lui, je m'imaginais qu'il était jaloux, et qu'en insinuant que je n'avais aucun goût, aucune « technique d'approche », il voulait m'empêcher de sortir avec un autre que lui.


Enfin, c'était il y a bien longtemps... En fait pas si longtemps que ça, vu que je me suis rendue compte que j'étais amoureuse de lui pendant ma quatrième année.


J'en avais vraiment marre d'être amoureuse. Marre de ces délicieux frissons lorsqu'il entrait en contact avec moi, marre de sentir mon c½ur s'emballer lorsqu'il me parlait, marre de ne pas pouvoir m'empêcher de le regarder, marre de rêver de lui et d'y penser sans arrêt, marre de ce sentiment de mal être lorsqu'il venait se pavaner avec sa conquête au corps de rêve, marre de me complexer en me disant que je ne lui plaisais pas et que je n'avais rien pour. J'en avais assez.


Le reste de l'après midi passa à une allure fulgurante. A peine arrivée dans la salle commune, Alicia se laissa tomber dans un fauteuil, et je la suivis bientôt, affalée sur le canapé. Katie se leva pour aller saluer quelques connaissances, et revint quelques instants plus tard, accompagnée de Fred, George et Lee. Fred s'assit à côté de moi sur le canapé. Je ne lui accordai qu'un simple regard, puis me concentrai sur le feu qui crépitait face à moi. Mais Fred n'était apparemment pas décidé à me laisser l'ignorer, bien que la raison pour laquelle il le fit ne me dérangeait pas vraiment.


_ Ecoute, commença-t-il, pour tout à l'heure, eh bien ... je suis désolé.Je le fixai, surprise. D'habitude, il ne s'excusait pas, il faisait comme si de rien n'était et, trop faible, je cédais.

_ Oh ! Fut tout ce que je réussis à dire. Ce fut au tour de Fred de me regarder, surpris.

_ Ahem, désolée, fis-je, c'est juste que ça m'a surpris. Bien sûr, tu es tout excusé ! Fis-je dans un sourire.



Il me regarda droit dans les yeux, tout sourire. Merlin que je détestais ça ! Ou plutôt non, j'adorais, mais mon rythme cardiaque ne le supporterait pas longtemps. Et puis, il me mettait mal à l'aise, et j'avais peur qu'il me voit gênée.



J'entendis des voix s'élever, et Fred tourna instinctivement la tête. Le fait qu'il rompe notre échange de regards me perdit quelques instants, puis je regardai également la source de ce débat animé, à savoir Georges et Katie, sagement écoutés par Lee et Alicia, qui étouffait un bâillement de temps en temps.


_ T'es vraiment bornée quand tu t'y mets, tu le sais ça ? Demandait George.

_ Je ne vois pas en quoi je suis bornée, répondit plus posément Katie, je dis juste que je vois bien Diggory en champion de l'école. Et je ne suis pas la seule.

_ Attends, tu parles de Cedric Diggory ? Cet imbécile de Poufsouffle ? Demanda Fred.

_ Lui-même, répondit Lee. Et depuis tout à l'heure, George essaye de convaincre les filles que c'est un incapable.

_ Un incapable ? Demandai-je presque malgré moi. Tu rigoles j'espère ?

Alicia sembla se réveiller et Katie me regarda d'un air encourageant, et vainqueur.

_ Ce type est préfet, et sûrement préfet-en-chef l'année prochaine, commençai-je, capitaine de son équipe de Quidditch, ce type est une tête de classe, il est super sympa et puis, il est plutôt pas mal, terminai-je dans un gloussement, suivie par Alicia et Katie.

Je vis Lee se caler un peu plus dans son fauteuil, renonçant à une cause perdue. Il sourit cependant devant les regards excédés des jumeaux. Il les savait têtus, tout comme nous, et il préféra s'installer confortablement : la soirée risquait d'être longue. Quant à moi, je ne me laisserai pas si facilement convaincre, et puis, ça me vengeait un peu de Fred. Je savais bien que j'étais censée lui avoir pardonnée, mais je savais être très rancunière quand je voulais...








SA SERA TOUT POUR AUJOURD'UI CAR ON EST UN PEUT FATIGUE MAIS ON VA METTRE DES IMAGES MERCI LA SUITE DEMAIN BISOUS Fred ET George

# Posté le vendredi 02 novembre 2007 11:43

Modifié le mardi 06 novembre 2007 10:59

Le journal d'angelina partie 2

Le journal d'angelina partie 2
Vous l'avez atendu et ben la voila:

Chapitre 2 : Plan d'attaque et ... Rapprochements ?

Je me réveillai doucement, et scrutait le dortoir, cherchant à savoir si j'étais seule. La pièce était baignée d'agréables raies de lumière, et j'en déduis l'heure tardive, bientôt confirmée par mon réveil. 11h37. Je me rappelai qu'à cause de la pluie, le cours de Botanique que nous devions avoir ce matin avait été annulé, les serres étant inondées. Je me levai et après une douche rapide, je me préparai rapidement pour rejoindre Alicia et Katie. Je ne vis qu'Alicia, plongée dans un magazine. Je m'installai à côté d'elle et la saluai.
_ Où est Katie ? Demandai-je.
_ Eh bien figure toi qu'elle est avec notre cher Larry Hanson.
_ Elle a finalement changé d'avis ?
_ Pas vraiment, elle a dit que Lee pouvait attendre alors que Hanson, non. Et puis elle a dit qu'elle pourrait, je cite, faire d'une pierre deux coups.
Je lui lançai un regard teinté d'une lueur d'incompréhension.
_ Elle va rendre Lee jaloux, m'expliqua-t-elle. Elle va se rapprocher de lui, puis si son plan marche, eh bien Lee sera ne supportera pas qu'elle parle sans arrêt de Larry. Et dans un même temps, elle profitera d'Hanson.
Je levai un sourcil. Décidément, Katie me surprendrait toujours.
_ Mais, si ça ne marche pas ? Ou pire, si Hanson tombe amoureux d'elle ?
Alicia hocha la tête.
_ J'ai eu la même réaction que toi, me dit-elle. Mais Katie m'a dit qu'on était trop sentimentales, et que de toutes façons, les hommes ne se dérangeaient pas pour faire pareil, alors elle ne voyait pas pourquoi elle le pour une fois dans sa vie.
_ Pour une fois dans sa vie ? Demandai-je, incrédule.
Alicia eut un sourire entendu.
_ D'un côté, elle n'a pas vraiment tort, fis je remarquer. Au moins, à défaut d'avoir Lee, elle aura Larry. Et puis, on ne la fera pas changer d'avis, et c'est elle qui décide.
Alicia m'approuve puis plia son magazine, on discuta de choses et d'autres en attendant Katie pour pouvoir déjeuner. Elle arriva aux alentours de midi.
Nous descendîmes dans la grande salle, où Katie nous abandonna finalement pour rejoindre Hanson à la table des Poufsouffle. George et Lee nous rejoignirent.
_ Où est Katie ? Demanda George.
_ Avec Larry Hanson, indiquai-je en désignant la table des Poufsouffle d'un signe de tête.
_ Le poursuiveur ? Demanda Lee.
_ Lui-même, confirma Alicia. C'est tout nouveau, et puis, elle a raison...
George et Lee l'interrogèrent du regard.
_ Il est craquant, m'extasia-je en guise d'explications.
_ Ce type, c'est exactement le même genre que Diggory, lâcha Lee. Ca ne m'étonne pas de Katie.
George approuva. Ce fut à notre tour de les interroger du regard.
_ Katie est superficielle, alors elle s'intéresse à des personnes superficielles, expliqua Lee posément.
Alicia me regarda. Katie savait-elle l'opinion de Lee à son égard ? J'en doutais.
_ Et comment tu peux savoir si Katie est superficielle ? Demandai-je.
_ Rien qu'à voir ses fréquentations, justifia George. Une personne qui change de copain si souvent est forcément superficielle.
_ Forcément, tu dis ? Demanda Alicia. Et le fait qu'elle soit une fille, ça n'influence pas ton jugement ?
_ Certainement pas, ça n'a même rien à voir ! S'exclama George. Je dis juste qu'une personne qui ne sait pas ce qu'elle veut, fille ou garçon, et qui change de petit ami si souvent à un problème. Et je suis désolé mais je ne fréquente pas des personnes de ce genre, moi !
_ Salut !
George tourna la tête et regarda son frère mal à l'aise. Celui-ci tenait une superbe blonde par la main, et restait étonné du silence qui régnait.
_ Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il, nous regardant tour à tour. Angelina ?
Merlin, c'est pas vrai ! Pourquoi moi ?
_ Oh eh bien disons que c'est une conversation qui a mal tourné, expliquai-je en jetant un coup d'½il à George et Lee.
Bien sûr, je ne racontai pas tout en détails, je ne voulais pas être la cause d'une dispute entre les deux jumeaux Weasley.
Alicia se leva, excédée, et je la suivis. Je me retournai et vit que Fred et la blonde avaient rapidement occupé nos chaises laissées vides.
Fred n'était pas à proprement parler un dragueur, les filles venaient vers lui naturellement. Je le comprenais très bien, cela dit. Il les attirait, moi y compris, tel un aimant.
Katie nous abandonna pour son cours de Runes, et Lee la rejoignit rapidement. Quant à moi, je me rendis, accompagnée d'Alicia, au cours d'Etude des Moldus. Ma mère m'avait obligée à choisir cette option car elle disait que ça me servirait, et elle continuait sa fixette sur le côté moldu de la famille. Les jumeaux Weasley étaient également de la partie. Apparemment, leut père, Arthur, était un fanatique des moldus. J'avais entendu plusieurs fois Drago Malefoy, un horrible Serpentard prétentieux de quatrième année, dire qu'il était, comme tous les Weasley, un traître à son sang. Je me rappelle que, lorsque j'étais en quatrième année, Harry Potter, le célèbre Harry Potter, et Ron, l'un des nombreux frères Weasley, étaient arrivés à Poudlard en voiture volante. C'était apparemment Mr. Weasley qui avait remanié une simple voiture moldue.
Je m'assis au dernier rang, cette matière m'agaçait au plus haut point, et ma mère avait refusé que je l'abandonne après les BUSEs.
Je fus surprise de voir Fred s'installer à côté de moi. Il m'expliqua que George et Alicia avaient besoin de parler, ou il ne savait pas exactement. Enfin, je me contentai de cette explication, et pour tout avouer, ça ne m'intéressait pas, Alicia m'expliquerait si je lui demandais. Tout ce que je savais à ce moment là, c'est que j'allais passer une heure à côté de Fred. Et vu la conversation qu'il avait, j'en déduisis que l'étude des moldus ne le passionnait pas plus moi.
_ Alors, pour le Tournoi des Trois Sorciers, tu comptes participer ? Me demanda-t-il soudainement.
_ Eh bien, je ne sais pas, c'est possible, dis-je. Surtout pour la récompense à vrai dire. Tu comptes t'inscrire, toi ?
_ Oui, j'espère que je serai pris, ou au moins George. Mon père m'a dit que la récompense était de mille gallions, alors si c'est le cas, on compte bien s'inscrire. Mais je ne savais pas que tu avais besoin d'argent. Ta mère n'est pas bien placée au Ministère ?
Je levai un sourcil, surprise. Comment savait-il ça ? Sûrement par son père, lui aussi travaillait au ministère.
_ Disons que plus vite j'aurai les moyens de partir de chez moi, mieux ce sera, répondis-je.
_ C'est si terrible que ça ? Demanda Fred, soudainement curieux.
_ Eh bien on va juste dire que je n'ai pas de très bons rapports avec mes parents. Ma mère sait à peine que j'existe et elle est obsédée par son boulot, et mon père tient tellement à sa tranquillité qu'il ne dit rien et ne prend pas vraiment part à la vie familiale. Et puis, il est avocat, alors il est très pris par son travail, expliquai-je.
_ Ouais c'est sur, ça ne doit pas être drôle tous les jours, concéda-t-il. Moi, on ne peut pas vraiment dire ça. On est une famille très unie, et ma mère est une vraie mère poule. Puis on est sept enfants, aussi.
_ Que tu as de la chance ! M'exclamai-je. J'aimerais tellement avoir une famille nombreuse.
_ Tu n'as pas de frères et s½urs ? Me demanda-t-il.
_ Si, j'ai un frère, mais il est plus vieux que moi, il est parti de la maison dès qu'il a pu. Mais nous sommes très proches, répondis-je.
Oui, mon frère et moi étions très proches. Il avait 21 ans, et il était parti depuis deux ans, soit après sa sortie de Poudlard. Déjà que je ne le voyais que très peu, et qu'il me manquait, alors depuis qu'il avait déménagé, il me manquait encore plus. L'été, je ne le voyais que quelques jours, mais toutefois, nous nous écrivions souvent. Noah s'était installé en Irlande, près de Dublin, alors que nous, nous habitions dans la banlieue de Londres.
Fred continua de me parler durant le reste de l'heure. Il me parla de lui, de sa vie, de sa famille, et je fis pareil. Ce cours nous rapprocha considérablement, et depuis ce cours, je crois que je l'aimais encore plus.
En sortant du cours justement, Alicia me rattrapa et me regarda avec un immense sourire collé sur son visage.
_ Alors ? Me demanda-t-elle.
_ Alors quoi ? Répondis-je. Je ne savais pas exactement où elle voulait en venir, ou plutôt si, mais je n'avais pas envie de lui faire un rapport détaillé de l'heure précédente, ça m'aurait fait descendre de mon petit nuage.
Alicia me regarda, se demandant sûrement si je n'étais pas débile.
_ Eh bien, tu sais, non ? Comment ça s'est passé ? Avec Fred, évidemment, précisa-t-elle, histoire que je comprenne ce qu'elle raconte, au cas où je sois stupide.
_ Ben ça s'est passé, répondis-je, pressée d'en finir.
Je soupirai. Vu son regard, elle n'était pas satisfaite de ma réponse.
_ Tu pourrais me remercier, quand même ! Je l'ai fait pour toi, quand même !
_ Comme si ça t'avait dérangé de passer le cours avec George, répondis-je avec mon éternelle mauvaise foi.
Je vis bien qu'elle s'était vexée, et je lui marmonnai un petit merci qui la satisfit.
Nous retrouvâmes Katie dans la Grande Salle. Je m'assis à côté d'elle, et Alicia s'installa face à nous.
_ Alors, ce cours ? Demanda-t-elle. Pas trop long ?
_ Tu parles, répondit Alicia, Angie a passé l'heure à parler avec Fred.
Katie se tourna vers moi, avec une expression plus que surprise. Mais qu'avaient-elles ? C'était si difficile à croire que je puisse parler à Fred ? A croire qu'elles aussi étaient persuadées autant que moi de n'avoir aucune chance avec lui.
_ Oui bon c'est bon, fis-je en secouant la main, comme si ça pouvait me servir à leur faire oublier le sujet. Vous savez, on a juste bavardé, ce n'était pas grand-chose.
Mais le petit sourire qua j'arborais malgré moi me trahit sans aucun doute, puisqu'elles se regardèrent d'un air qui en disait long sur mes talents d'actrice.
_ Bon, et toi ? Ton cours ? Demandai-je, tentant de leur faire oublier le sujet.
Katie eut un sourire rêveur.
_ Lee est complètement sous mon charme, nous apprit-elle.
_ C'est pas plutôt le contraire ? Demandai-je, presque malgré moi, avec un petit sourire moqueur.
Grossière erreur, et je le savais en plus, Katie ne supportait pas que l'on puisse croire qu'elle soit sous le charme d'un garçon, et donc d'après elle sous son influence. Non, Katie Bell ne serait jamais sous l'influence d'un garçon, ou d'un homme.
Alicia me jeta un regard réprobateur. Je levai les yeux au ciel, je commençais à être exaspérée.
_ Désolée, marmonnai-je.
_ Je ne sais pas ce que tu as, Angelina, mais tu es vraiment désagréable aujourd'hui, me dit Katie.
_ J'ai dit que j'étais désolée, répétai-je un peu plus fort, cette fois.
C'est vrai quoi, je m'étais déjà excusée, pas la peine d'en rajouter. Bon, peut-être que j'y étais allée un peu fort, mais il était hors de question que je reconnaisse que j'avais tort. Elle m'aurait fait son petit sourire victorieux que je détestais, et ça m'aurait mise en rogne pour le reste de la journée.
Je constatai sans surprises que j'avais jeté un froid. J'avais une heure de libre avant le prochain cours, et je décidai de la passer à la bibliothèque, histoire de m'isoler.
Je me précipitai vers la sortie, après leur avoir dit que je les rejoindrais pour le cours.
Je m'installais sur le rebord de la fenêtre du rayon Divination. J'aimais cet endroit de la bibliothèque, vu les livres qui s'y trouvaient, personne ne risquait de me déranger. A cette heure de la journée, la bibliothèque était quasi vide, hormis quelques élèves. Je remarquai Hermione Granger, qui prenait des notes, avec tout un tas de gros bouquins devant elle. Cette fille était un bourreau de travail, et je me demandais comment elle pouvait faire. Ok, question travail, je n'étais pas novice, et je donnais beaucoup pour mes études, mais à ce point là, c'était vraiment excessif.
Je regardais par la fenêtre. Je distinguai Hagrid, le garde chasse, qui sortait de sa cabane. Je me rendis compte que j'avais été plutôt désagréable avec Katie et Alicia. Je devais m'excuser, mais je pense qu'avec leurs questions, elles m'avaient fait descendre de mon petit nuage, et j'étais devenue exécrable. Je jetai un coup d'½il à ma montre, et je sortis de la bibliothèque d'un pas précipité.
Je retrouvai les filles devant la classe de Sortilèges. Elles me regardèrent, attendant probablement quelque excuse de ma part. Excuses que je ne tardai pas à lâcher :
_ Bon, je m'excuse de vous avoir ennuyées ce midi.
Katie eut ce petit sourire victorieux que je détestais tant, mais je l'ignorai. Alicia hocha la tête et me fit un sourire conciliant. Je me sentis comme soulagée après ça, mais je refusais toutefois de prendre tous les torts pour moi. Je ne dis quand même rien, on venait de se réconcilier. Le professeur Flitwick nous fit entrer, et le cours débuta, pour se terminer une heure plus tard. L'après midi fila à une vitesse fulgurante, et les filles et moi-même retournâmes à la salle commune. Nous nous jetâmes sur les canapé et fauteuils les plus proches sans plus de cérémonies. J'étais crevée, et je décidai de m'accorder une soirée de repos. Katie nous abandonna environ un quart d'heure après pour retrouver Larry.
Alicia me proposa de nous avancer dans nos devoirs, et elle fut presque stupéfaite de mon refus. Décidemment, je devais vraiment paraître anormale, pour qu'on s'étonne que je ne veuille pas travailler ! Elle réussit tout de même à me convaincre, on ne se refait pas.
Nous nous mîmes à faire le devoir de Potions que Rogue nous avait donné, mais nous fûmes interrompues. Lee vint s'installer avec nous.
_ Katie n'est pas avec vous ?
Je secouai la tête.
_ Elle est avec Hanson.
_ Hanson ? S'étonna Lee. Qu'est-ce qu'elle fiche encore avec lui ?
_ Elle est superficielle, tu n'as pas oublié ? Demanda Alicia avec un mince sourire.
Lee se renfrogna et se cala plus au fond d'un des feux fauteuils face au canapé où Alicia et moi nous nous trouvions.
_ Ben qu'est-ce qu'il y a Jordan ? Demanda Fred en arrivant, d'un ton faussement inquiet. Il s'installa dans le second fauteuil face à moi tandis que George s'installa entre Alicia et moi.
_ Rien, marmonna Lee. Rien du tout.
J'eus un petit sourire, et écrivit une ou deux phrases dans mon devoir. Fred dût le remarquer, puisqu'il me lança :
_ Eh ben Angelina, c'est l'idée de faire tes devoirs qui te rend si souriante ?
Je le regardais, l'air surpris. Mais ils me prenaient tous pour un bourreau de travail !
_ Oh, non, répondis-je simplement.
Ce soudain self control les étonna tous apparemment.
_ Je ne vois pas ce qui pourrait te faire sourire, mis à part tes devoirs et les études, fis George, faisant mine de réfléchir.
Lee et Fred rirent discrètement. Je fis un sourire empli de reproches à George.
_ Tu sais, contrairement à ce que toi et tes petits amis pensez, il n'y a pas que ça qui m'intéresse, répondis-je, toujours calmement.
Alicia me regarda avec crainte, toujours aussi étonnée par ce calme, qui selon elle, devait ne présager rien de bon.
_ Oh oh ! Chantonna Lee. Johnson aurait-elle quelqu'un en vue ?
Je vis d'un coup tous les regards se tourner vers moi.
_ Ca ne vous regarde absolument pas, déclarai-je d'un ton catégorique.
Je vis Fred me dévisager, et je me sentis horriblement gênée. Je me repris toutefois et croisais mes bras sur ma poitrine, fixant le feu qui crépitait dans la cheminée d'un air bougon.
_ Et puis de toutes façons, fis-je au bout d'un petit moment, ce n'est pas moi qui voulait travailler. Ce soir, je voulais me reposer.
Mon ton rancunier les fit tous sourire, et je me renfrognai. Par miracle, Alicia prit — enfin ! — ma défense.
_ Elle a raison, soupira-t-elle. C'est moi qui ai voulu travailler.
Les garçons se regardèrent, comme surpris. Je le prenais de plus en plus mal, là. Ca devait venir de moi, il n'y avait aucune autre explication.
_ Alors Angelina n'est plus le bourreau de travail légendaire qu'elle était devenue ? Demanda Fred, surpris et légèrement moqueur.
Je commençais à saturer, mais je devais avouer qu'entendre mon prénom de sa bouche, c'était... je ne trouvais aucun mot sur le moment pour le décrire.
Katie eut la bonne idée d'interrompre la conversation en se joignant à nous. Elle s'assit sur le bras du canapé, à côté d'Alicia. Son air excédé nous étonna.
_ Qu'est-ce qui se passe, Kat' ? Demandai-je.
_ Rien, répondit-elle, sur un ton qui ne laissait entendre aucune réponse.
Nous nous regardâmes, plutôt mal à l'aise.
_ Ou plutôt si, reprit-elle après quelques minutes d'un parfait silence entre nous. Larry m'a plaqué.
Lee émit un petit ricanement, et je lui lançai un regard lui ordonnant d'arrêter, mais apparemment trop tard. Katie s'était retournée vers lui avec un air vraiment méchant sur le visage.
_ Ca veut dire quoi, ça ? Demanda-t-elle hargneusement.
Lee eut un air gêné, mais continua tout de même.
_ Ce type est un crétin ! Tu n'aurais jamais du sortir avec, encore une fois, on aura eu raison... Dit-il telle une évidence.
Il chercha un appui auprès des jumeaux, qui hochèrent vigoureusement la tête.
_ Vous n'êtes qu'une bande de crétins ! S'écria-t-elle, interrompant les conversations aux alentours.
Elle se précipita vers le dortoir, et Alicia la suivit en courant derrière elle. Elle y allait un peu fort, non ? Je vis que Lee avait toujours un petit sourire collé aux lèvres. Je ramassai les affaires d'Alicia et les miennes, tandis que Fred me regardait.
_ Tu cois qu'elle est vraiment fâchée ? Me demanda-t-il.
_ Possible, répondis-je en rangeant mes plumes et mes parchemins dans mon sac. Ce n'était pas très malin d'aller lui dire ça, aussi.
_ Ce n'est que la vérité, se défendit Lee, tout en sortant de son sac un jeu de bataille explosive.
_ Vérité ou pas, s'il venait de la larguer, tu n'avais pas à le lui faire remarquer, ou tout du moins pas de suite.
Je mis mon sac sur mon épaule et pris celui d'Alicia.
_ Tu ne restes pas ? Me demanda Fred.
_ Euh, non, je vais voir où en est Katie, répondis-je, encore surprise de sa requête.
_ Bon ben, on se verra sûrement au dîner, me dit-il.
_ Ouais, sûrement.
Je lui souris puis montai dans le dortoir. Il avait voulu que je reste ! Bon ok, il ne l'avait pas vraiment dit, mais j'étais sûre qu'il le pensait. C'est donc dans un soupir de contentement que je poussai la porte du dortoir, et ce que je vis m'étonna.
Katie se tenait devant le miroir du dortoir. Apparemment, elle se remaquillait, mais ce qui me frappa, c'est qu'elle chantonnait tout en s'admirant. Vu l'état dans lequel elle nous avait quittés, ça me paraissait impossible. Je regardai vers Alicia, étendue sur son lit, un livre dans les mains. Elle leva les mains en l'air, pour signifier son innocence. Je me tournai vers Katie.
_ Kat', c'est quoi ça ? Demandai-je.
_ Ca quoi ? Me répondit-elle.
Elle me prenait pour une débile ou quoi ?
_ Ben tu es partie précipitamment, et pour quelqu'un qui vient de se faire larguer...
Elle eut un sourire malicieux, qui éclaira encore plus son visage déjà rayonnant. Je compris de suite, elle avait encore utilisé son talent d'actrice apparemment.
_ Ah, ça ! S'exclama-t-elle. Eh bien en fait, je ne me suis pas fait larguée. J'ai fait croire ça pour que Lee me plaigne et fasse une mini crise de jalousie, enfin ses réflexions, et ça a marché !
Elle me regarda, la mine satisfaite.
_ Attends, tu t'es servie de Hanson ? C'est ignoble ! M'exclamai-je.
_ Pfff ! Soupira Katie. Vous êtes vraiment coincées, Alicia m'a dit pareil !
_ Peut-être que ça vient de toi ! Tenta Alicia.
_ De toute façon, je sais très bien que vous ne changerez pas d'avis, répondit-elle.
_ Ou le contraire, dit Alicia en haussant les épaules.
Il y eut un moment de silence, dont je profitai pour préparer mon sac du lendemain- j'étais de nature prévoyante- et je sortis un exemplaire de Sorcière Hebdo. Ma mère m'y avait abonné l'année dernière, ne me trouvant pas assez féminine. Je n'avais pas de très bons rapports avec elle. En plus d'être un bourreau de travail, ma mère était une militante pour les droits des Sorcières, et en appliquait les principes. Pas question donc de devenir mère au foyer. Lorsqu'il lui arrivait de me parler de sa jeunesse, elle me parlait de ses révolutions féministes, et de sa jeunesse, quand elle était hippie. A la voir aujourd'hui, j'avais du mal à l'imaginer, elle, toujours en tailleur et tirée à quatre épingles. Pour moi, il était inconcevable que ma mère se baladait en chemise de nuit multicolore et en jouant du tam- tam dans le parc de Poudlard. Et dire que maintenant elle était presque superficielle... C'est vrai quoi, elle était obsédée par la minceur et la première chose qu'elle me disait lorsqu'elle me voyait à mon retour, c'était que j'avais grossi et que bientôt je ne trouverais plus aucun habit à me mettre. Et dans ses lettres, elle me demandait constamment des nouvelles de mon poids, plus que de moi d'ailleurs.
Voilà d'où provenaient la plupart de mes complexes.
_ Dis, Katie, pourquoi tu te remaquilles ? Demandai-je après un moment.
_ Ben, je te signale qu'on dîne dans moins d'une heure, me dit-elle, comme si ça coulait de source.
Alicia leva les yeux au ciel et j'eus une moue déconcertée.
_ Je vais m'arranger pour qu'on soit près de Lee, et donc de Fred et Gorges, m'expliqua-t-elle. Donc en fin de compte, tu devrais toi aussi te faire belle !
_ Désolée, mai je ne marche pas comme ça, répondis-je.
_ Enfin Angie, me répondit Katie, comme si elle parlait à une fillette de trois ans, ce n'est pas en comptant sur ton naturel que tu vas séduire Fred !
J'étais censée le prendre comment ça ? Je la regardai, incrédule, et je devais laisser paraître mon air vexé, puisqu'elle retira immédiatement ses paroles de suite après.
Quoi qu'il en soit, nous descendîmes dîner, Katie remaquillée, et moi restant au naturel.
Nous remontâmes dans la salle commune, Katie l'air bougon. Elle avait mangé à l'opposé de Lee, et bouda le reste de la soirée.
Lorsque nous montâmes nous coucher, je m'endormis presque aussitôt
.

# Posté le mardi 06 novembre 2007 11:14

Journal d'angelina partie 3

Journal d'angelina partie 3
[size=16px]Chapitre 3 : Happy Birthday Angelina !

Je soupirai de bien être. On était samedi. Pas de cours aujourd'hui, et pour couronner le tout, il ne pleuvait pas. Je regardai le réveil. Il était 9h, Alicia et Katie n'étaient pas dans leurs lits, ce qui m'étonna. Je filai sous la douche, et lorsque j'en ressortais, je me préparai.

J'enfilai un jean et un pull à manches trois quart vert pâle. Je me maquillai et attachai mes cheveux, comme à l'accoutumée.

J'avais la désagréable sensation que j'oubliais quelque chose. Je descendis et trouvai Alicia et Katie dans la salle commune. Fred, George et Lee leur tenaient compagnie, et j'avais l'impression qu'ils m'attendaient.

Alicia se précipita sur moi et me serra dans ses bras.
_ Bon anniversaire Angie ! S'exclama-t-elle.

Voilà, je savais ce que j'avais oublié. Nous étions le 21 Octobre, et j'avais 17 ans aujourd'hui.
_ Bon anniversaire !

Katie se précipita sur moi et m'embrassa sur la joue. George et Lee également et... Fred. Je crus, lorsqu'il passa un bras autour de mes épaules et qu'il m'embrassa sur la joue, me murmurant un « bon anniversaire ».

Nous descendîmes dans la grande salle, ou je reçus pour une fois du courrier. Je pris la première lettre. Rien qu'a coir l'adresse, je savais de qui elle était.

"Miss Angelina Chelsea Johnson
Sixième année Gryffondor,
Poudlard, Grande Salle."

Je serrai les dents. Il n'y avait que ma mère pour écrire mon nom entier sur une adresse, et me rappeler ainsi à quel point je le détestais. Mes parents s'étaient rencontrés à Chelsea, ou alors ils m'avaient conçue là-bas. Enfin j'avais hérité de ce second prénom, et depis que Noah s'était amusé à imaginer la scène de ma conception, mon second prénom me refroidissait légèrement. Au moins, je me réconfortais en me disant qu'ils aurait pu se rencontrer à Pékin, Rome ou je ne sais où.
Je décachetai la lettre et la lus.

"Ma chérie,
Ton père et moi-même sommes heureux de te souhaiter un joyeux anniversaire. Rien qu'à l'idée que tu as dix sept ans aujourd'hui, je ne peux que me sentir vieillir. Le temps passe si vite ! J'espère que tu vas bien, et que tu ne manges pas n'importe quoi. Ce serait dommage de gaspiller des mois de régime en quelques malheureux mois. J'espère aussi que tu travailles dur pour tes ASPICs, et que l'idée du tournoi des Trois Sorciers ne t'éloigne pas de tes projets initiaux. Tu es majeure à présent, et de nombreuses responsabilités s'imposent à toi, et j'espère que tu sauras faire les bons choix, en pensant à ton avenir.
Ton frère a une grande nouvelle à t'annoncer, mais il vaut mieux qu'il te l'annonce lui-même. Mais nous sommes persuadés que tu en seras ravie.
Ton père et moi avons également une grand nouvelle, mais nous t'en parlerons plus tard, ou tout du moins, pas aujourd'hui. C'est ton jour aujourd'hui, tâche d'en profiter.
Nous t'embrassons très fort, et profite de ce jour qui est le tien.
Tes parents qui t'aiment.

P.S. : Je t'ai Réabonnée à Sorcière Hebdo !"

Je m'attendais à pire, mais je me demandais ce qu'étaient les deux grandes nouvelles. Je tendis la lettre à Alicia et Katie. Nous partagions tout, alors j'estimais qu'il était normal qu'elles la lisent. J'ouvris le colis joint avec la lettre, et découvrit deux livres sur la Médicomagie, et un kit d'entretien pour mon balai.
Je dépliai la lettre de Noah, pressée de la lire.

"Salut Angie !

Bon anniversaire soeurette ! J'espère que tu vas bien, et que les cours ne sont pas trop barbants. Bon alors je vais passer les banalités, et t'annoncer un grande nouvelle. Si tu as lu la lettre de maman, je pense qu'elle n'aura pas résisté à l'envie de « préparer le terrain », sinon, ben... surprise !
Alors donc, je viens revivre à la maison. "

Cette nouvelle me fit sourire et me rendit plus qu'heureuse. Merlin ! Noah revenait, je le verrai tout l'été ! C'était le plus beau cadeau qu'il pouvait me faire !

"Disons que mon séjour à Dublin ne s'est pas très bien passé, et ce pour plusieurs raisons. Raisons que je préfèrerais t'expliquer de vive voix, mais on risque de ne pas beaucoup se voir, alors je pense que te raconterai tout ça dans une prochaine lettre. Mais je ne reviens qu'en Mai, dans tous les cas. Ne te fais pas de souci quand même, il n'y a rien de grave, mais bon, te connaissant, je suis sûr que tu t'en fais. Mais aujourd'hui, c'est ton jour, et profite-en, hein ? "

J'avais déjà entendu ça il me semble, mais bon, ça devait être de famille.

"Sinon, écrivait-il, Papa et Maman m'ont parlé d'une grande nouvelle, mais ils ont refusé de me dire ce que c'était. Maman m'a dit que nous serions au courant le même jour.
Ah j'oubliais, Maman ne t'a certainement pas dit, mais Coleen, la fille de Tante Judy, a eu une petite fille. Mais comme elle et maman sont fâchées... D'autant plus que je sais que Coleen et toi vous vous entendiez très bien, lorsque nous leur avions rendu visite à New-York. Maman n'approuve pas vraiment les choix de Coleen, parce que la petite n'a pas de père. Enfin, tu vois quoi, les histoires de famille qui ne nous concernent pas vraiment.
Bon je te laisse, je t'embrasse fort et je t'aime petite s½ur !

Bises, Noah."

Je reposai la lettre, tous sourires, mais pensive. Je pensai à Coleen. Elle avait tout juste 19 ans, et elle était déjà maman. Tante Judy était la s½ur de Maman, et elles n'avaient jamais eu de très bons rapports. Je déballai le cadeau de Noah. C'était un superbe bracelet tissé, avec une petite plaque métallique, sur laquelle était gravée « Angie ».

_ Mais lâche ça, Weasley !
Je relevai la tête. George avait la lettre de ma mère entre les mains, et Alicia entait de la reprendre. Lee et Fred lisaient derrière lui.
_ Oh, Angelina, tu m'en veux pas, hein ? Demanda George, voyant que j'avais remarqué ce vol. Je n'ai pas pu résister.
Il me fit un sourire coupable, mais il n'avait pourtant pas l'air de regretter son geste.
_ Oh tu peux y aller, ce n'est que ma mère qui écrit, dis-je.
Ils se concentrèrent sur la lettre, tandis que Katie et Alicia admiraient mon bracelet, s'extasiant sur les goûts sublimes, d'après elles, de mon frère. Alicia m'apprit qu'elles me donneraient leurs cadeaux de retour dans le dortoir.
_ Tu sais Angelina, dit Fred, finalement, ça ne m'étonne pas que tu sois aussi sérieuse. Ta mère à l'air super stricte !
_ Peut-être que t'arrêteras de me vanner avec ça, maintenant, dis-je en souriant.
_ C'est ça, rit Fred, cours toujours ! C'est le seul truc sur lequel je peux te vanner, à part ça, tu es presque irréprochable...
Je souris, en extase.
_ Eh ben, fis, toujours souriante, si ce n'est plus, on passe des moqueries au compliments ! Je dois t'avouer que je préfère.
_ Ca n'était pas vraiment un compliment, fis Fred, haussant les épaules.
_ Fred ! C'est fou ce que tes oreilles sont rouges ! Remarqua George.
_ La ferme, murmura Fred, les dents serrées.
_ C'est vrai ça, s'exclama Katie. Comment ça se fait ?
_ Aucune idée, répondit l'intéressé.
Quand même, ses oreilles étaient drôlement rouges.
_ De toute façon, dit Alicia, pour en revenir au compliment, eh bien je crois que tu idéalises drôlement notre chère Angie.
Je tournai lentement la tête vers Alicia.
_ C'est vrai ! Se défendit-elle. Elle est mauvaise perdante, et vraiment mais alors vraiment de très mauvaise foi. Et très têtue aussi.
Je lui jetai un regard noir. Je ne risquai plus d'être presque irréprochable aux yeux de Fred dorénavant.
_ Et elle est pas du matin non plus, ajouta Katie. Et puis elle est du genre à se trouver des défauts sans arrêts.
C'était ça que l'on appelait des amies ? Ben bonjour la solidarité.
_ Quels genre de défauts ? Demanda Lee.
Je me tassai un peu plus sur ma chaise. Tous les regards étaient braqués sur moi, et je n'aimais pas être le centre d'attention, ou du moins pendant longtemps.
_ Ben genre elle se trouve moche, répondit Katie, ou trop grosse.
_ Elle dit tout le temps qu'elle ne fait pas le poids par rapport à nous, ajouta Alicia.
Non mais elles allaient continuer longtemps comme ça ?
Fred me regarda.
_ Tu sais Angie, je te trouve très bien comme tu es, et tu es très mignonne, tu n'as pas besoin de te sentir inférieure aux filles, je te rassure !
Lee et George approuvèrent vivement.
Alors là, je me sentis fondre. Merlin ! Elles étaient mille fois pardonnées, bon j'exagère, j'étais rancunière alors bon...
_ Merci, dis-je. Mais bon, on va pas faire la liste de tous mes défauts non plus, hein ?
_ Elle serait trop longue, répondit Alicia.

Katie lui donna un coup de coude te je lui jetai un regard noir. Elle se tut instantanément. Les garçons, eux, avaient l'air plutôt amusés.
Alicia me fit un regard désolé, et Katie proposa que nous nous rendions dans la salle commune, afin qu'elles me donnent leurs cadeaux. Je trépignai d'impatience, et nous abandonnâmes les garçons sans remords.

Katie m'avait offert une encyclopédie sur le Quidditch, et un assortiment de maquillage et de produits de beauté. Ca me fit très plaisir, et connaissant Katie, je savais parfaitement que je ne serais pas la seule à tout utiliser. Alicia, quant à elle, m'offrit un superbe album photo, rempli de photos de nous trois, principalement mais elle avait ajouté, par « inadvertance » une photo de Fred, pour que je n'oublie pas mon premier amour, enfin selon elle, mais il n'était pas le pemier.

Je me disais quand même que j'avais des amies supers, et surtout, des vraies amies.
Le restant de la journée comme le week-end se passa bien, et le Tournoi des Trois Sorciers apparaissaient de plus en plus dans les conversations.

Katie et Alicia me disaient que je devais tenter d'y participer. Et je me disais également que ça pourrait être sympa.

Le dimanche, en fin d'après midi, je repensai à la lettre de Noah. Et je repensai à ma cousine, qui était déjà mère. Lovée sur le fauteuil, je regardai pensivement le feu dans la cheminée, et je me mis à mordiller les peaux autour de mon pouce.
Katie tentait de finir un devoir de runes, jetant de temps en temps des regards en coin à Lee. Alicia lisait tranquillement un livre sur les sorts en tout genre.

Moi, je pensais. Je pensais qu'elle n'avait que dix neuf ans, et pour une fois, j'étais comme ma mère, je n'approuvais pas vraiment. Sa fille allait grandir sans père. Puis je me souvins que Tante Judy et ma mère étaient fâchées. Et une question toute bête me vint à l'esprit. Une question que j'aurais très bien pu me poser il y a longtemps. Pourquoi. Pourquoi ma mère et ma tante étaient fâchées ? Et depuis quand. Du plus loin que je me pouvais me souvenir, elles ne s'étaient jamais vraiment disputées. On avait passé l'été là bas, lorsque j'avais 14 ans. D'ailleurs, je me rappelle très bien que c'était chez ma cousine que j'avais eu mon premier petit ami. Jack. Il était si gentil, et si beau d'ailleurs, il avait l'âge de ma cousine, soit deux ans de plus, et je l'aimais. On étaient restés ensemble environ un an, puis la distance nous a séparés, au fur et à mesure.

Ca m'avait attristé sur le coup, c'était mon premier amour. Mais bon, il y avait Fred aussi. C'était à cette période que j'étais tombée vraiment amoureuse de lui, quand je me détachai de Jack. Avant, c'était juste un flash physique, et puis, il y avait Jack, alors je n'étais pas libre. Mais j'apprenais à connaître Fred, vu que j'avais intégré l'équipe de Quidditch cette année là.

Et voilà, un jour, Jack m'avait annoncé qu'il avait rencontré quelqu'un d'autre, une fille de son âge. J'avais beaucoup pleuré, et puis je l'avais oublié peu à peu. Jusqu'à aujourd'hui. Pourquoi ne pas reprendre de ses nouvelles ? Peut-être que j'oublierais Fred. Je me dis que je devrais y songer. Ce que je ferais plus tard. Je voulais aussi écrire à ma cousine, pour la féliciter. Je n'approuvai pas, mais bon, c'était ma cousine, et puis si elle était heureuse, c'était le plus important. Et puis elle avait toujours eu l'instinct maternel, même avec moi.
J'empruntai à Katie une plume et un parchemin et lui écrivis une courte lettre.

"Salut Coleen,
Félicitations pour ta petite fille. Ca m'a surprise, mais je suis très heureuse pour toi. Alors, tu l'as appelé comment ? Envoie moi une photo, hein ?
Faudra que je vienne te voir un de ces jours, peut-être cet été.
Sinon donne moi de tes nouvelles, on s'est un peu perdues de vue, tu ne trouves pas ?
Oh je sais pas si tu sais, mais cette année, à Poudlard, ils ont organisé le Tournoi des Trois Sorciers. Toi qui m'avait dit que les français étaient supers, je vais pouvoir le voir par moi-même. Y'aura aussi des Bulgares !
Je t'embrasse
Angie.

P.S. : Noah m'a dit que ma mère et la tienne étaient fâchées. Je le savais bien sûr, mais peut-être que tu en saurais plus que moi ? Ca me tracasse en ce moment."

Ben oui, je lui demandai. C'était d'ailleurs une des raisons qui me poussaient à écrire à Coleen. Bon bien sur il y avait aussi le fait que ça me manquait de ne plus lui écrire.

Je me levai pour aller à la volière. Si je n'y allais pas de suite, je n'irais sans doute pas.
Je l'annonçai aux filles et sortis de la salle commune.

En chemin, je croisai Cédric Diggory. Il me salua, et je fis de même. Ce type était gentil, c'était une connaissance. Nous étions dans la même année et j'avais fait équipe avec lui en Botanique l'année dernière. J'affrontai le vent glacial puis arrivai environ dix minutes après à la volière. Ce parc était décidément trop grand.

Je montai et poussai la porte de la volière. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant Fred.
Il se retourna lorsque j'ouvris la porte et me sourit. Je fis de même.

_ Qu'est-ce que tu fais là ? Me demanda-t-il.
Que pouvait-on faire dans une volière ? A croire que l'idiotie des filles qu'il fréquentait était contagieuse.
_ A ton avis ? Dis-je en montrant ma lettre. Je ponctuai le tout d'un sourire légèrement amusé.
_ Ah oui, évidemment, dit-il, arborant lui aussi un sourire amusé, et irrésistible par la même occasion. Et tu écris à qui, si c'est pas indiscret ?
_ A ma cousine, elle vient d'avoir un bébé. Elle habite en Amérique, précisai-je. Et toi ?
_ Oh, eh bien... commença-t-il. Apparemment, il ne devait pas savoir s'il pouvait le dire ou pas.
_ Je t'oblige pas à le dire, tu sais, le rassurai-je.
_ Non mais je sais que je peux te faire confiance, me répondit-il.
Oh que oui il pouvait ! J'étais contente, il me trouvait digne de confiance !
_ En fait, George et moi avons parié avec Ludo Verpey pendant la coupe du monde de Quidditch. On s'était vus d'ailleurs, non ?

Oh que oui on s'était vus. J'étais avec Katie et Alicia, et nous avions passé un moment ensemble. J'étais d'ailleurs tellement contente, mes deux passions réunies ! Fred et le Quidditch, ou plutôt la coupe du monde, donc l'échelle n'était pas vraiment la même que lors des matches à Poudlard.

_ Ludo Verpey, l'ancien batteur des Frelons de Wilbourne ? Demandai-je, surprise.
_ Lui-même, confirma-t-il en hochant la tête. Nous avions parié avec lui toutes nos économies, comme quoi l'Irlande gagnerait mais que ce serait Krum qui attraperait le vif d'or.
J'ouvris des yeux écarquillés.
_ C'était plutôt risqué non ? Vous avez tout parié sur ça ? Demandai-je plus qu'étonnée.
_ Eh oui, répondit-il amusé.
_ Vous avez vraiment e de la chance ! Remarquai-je.
Oui, ils avaient eu de la chance, c'était ce qui était arrivé.
_ Mais notre chance s'est arrêtée là, me dit-il.
_ Pourquoi ça ? Demandai-je en attachant la lettre à la patte d'un hibou de l'école.
_ Eh bien, dit-il, appuyé sur le rebord de la fenêtre, Verpey ne nous a pas donné l'argent. On lui demande au moins notre mise, mais il nous ignore. Et depuis, on essaie régulièrement de lui rappeler, mais ça ne marche pas.

C'est vrai que ça n'était pas de chance. Je lui fis un sourire navré, et me dirigé avec le hibou vers la fenêtre, contre laquelle il était appuyé. Il ne se décala même pas.

_ Tu peux te décaler ? Dis-je.
_ Pourquoi ça ? Répondit-il, un sourire aux lèvres.
Oh non, il avait décidé de m'embêter, et je détestais ça.
_ Eh bien, commençai-je patiemment, il faut que je fasse sortir le hibou.

Je lui avais sorti ça comme si je parlais à un petit de cinq ans. Et à ce moment précis, c'était sûrement l'âge mental qu'il avait.

Je soupirai et le tirai par le bras. Il rit devant le peu de force que j'avais. Mais bon avec un hibou qui commençait à se débattre furieusement, ça n'était pas facile.

_ Allez, soit gentil, laisse moi faire sortir le hibou, s'il te plait, dis-je d'un ton implorant.
_ Tu n'as qu'à passer par la porte, suggéra-t-il.
_ Non, dis-je catégorique.
_ Pourquoi ? Répondit-il.

Parce que il me fallait traverser la volière, et je n'aimais pas ça. J'avais toujours peur qu'un hibou me saute dessus. En plus, je n'aimais pas les hiboux. Ils me faisaient penser à des poules, et je n'aimais pas les poules. Mais le hibou était le seul moyen de communication à ma portée, alors je m'efforçais toujours de surmonter cette crainte. Mais pas question de l'avouer à Fred.

_ Parce que. Allez laisse moi le faire passer, implorai-je une nouvelle fois.
Je le vis avoir un petit sourire, qui ne me disait rien qui vaille.
_ Qu'est-ce que tu me donnes en échange ?
Tout, pour toi ce sera tout, et moi en prime !
_ Qu'est-ce que tu veux ? Demandai-je.
_ Laisse moi réfléchir, tu veux ?

Non je ne voulais pas. Je me rendis compte que je lui tenais toujours le bras, et apparemment il ne l'avait pas remarqué. Je le tirai violemment, et il partit en avant. Je fis sortir mon hibou, qui eut un hululement de mécontentement. Je lui indiquai l'adresse et il partit.

Je me tournai, et regardai Fred avec un sourire satisfait. Il me fit un regard qui voulait dire « bien joué », et me proposa de sortir. D'habitude, j'étais toute seule, ou avec les filles, et je ne me gênais pas pour extérioriser ma peur des attaques de hiboux. Je respirai un bon coup.

_ Passe devant, dis-je, feignant l'air suspicieux.

C'était à lui de me protéger non ? Au cas où. Et puis, c'était vrai que je n'avais pas confiance. J'étais persuadée que ça ne lui plaisait pas de s'être fait avoir par moi, et qu'il allait me le faire payer. Gentiment, bien sûr. Tout du moins, je l'espérais.

_ Si tu y tiens, me dit-il dans un sourire. Je suis sûre que t'as la trouille des hiboux.
Mais comment il savait ça, lui ?
_ Pfff, même pas vrai, répondis-je, avec toute la mauvaise foi dont j'étais capable.

Je passai devant sur un coup de tête, vraiment irréfléchi, pour lui montrer que ça n'était pas le cas. Foutue fierté ! Deux hiboux passèrent à toute vitesse, me rasant de près. Je poussai un cri d'effroi et reculai, me cognant à Fred, hilare, qui me tenait toujours après m'avoir réceptionnée. Merlin que j'étais bien dans ses bras, j'aurais pu y rester toute ma vie, jusqu'à ce que je voie du miam hibou dans sa main. Je le frappai sur le torse, furieuse.

_ Espèce de... espèce de crétin ! Dis-je.
Lui riait toujours.
_ Tu vois que t'as peur des hiboux ! Me dit il.
J
e lui jetai un regard empli de reproches, puis me radoucit devant son sourire. Nous nous regardâmes, longtemps, moi dans ses bras, lui me tenant toujours. J'essayai de déchiffrer son regard, et lui le mien. Nous étions là, nous regardant, jusqu'à ce que...

_ Fred, qu'est-ce que tu...
Je me détachai de Fred, qui me lâcha, et, plus que gênée, je fis face à George.
_ Bon j'y vais, murmurai-je, ne regardant aucun des deux frères.

Je dévalai les escaliers et me hâtai de rentrer au château, déboussolée.

Je heurtai quelqu'un en rentrant dans la salle commune. Je levai la tête et vit Ron Weasley. Maudits Weasley, j'en voyais partout ! Je m'excusai et passai par le trou du portrait.
Je retrouvai Alicia. Mais je ne vis pas Katie. Apparemment, je devais être radieuse, ou quelque chose dans le genre, puisque j'étonnais Alicia.

_ Où est Katie ? Demandai-je.
Elle eut un sourire, et me désigna un coin de la salle. J'eus un sourire ravi : Elle et Lee s'embrassaient fougueusement. Elle devait être aux anges.
_ Dis, Ali, faut que je te raconte quelque chose, commençai-je.
Alicia me fit signe que j'avais toute son attention. Je lui racontai l'épisode de la volière, et Alicia me fit un sourire immense.
_ Crois moi, c'est bon signe, faudra le raconter à Katie, elle te conseillera mieux que moi sûrement.
_ Si elle n'a pas autre chose de plus intéressant à faire, dis-je.
Alicia sourit.

Je fixai l'entrée de la salle commune rêveusement. Je repensai à Fred, dans la volière. J'étais tellement bien, et déconnectée de la réalité. J'aurais voulu que ce moment dure toute ma vie, mais George était arrivé. Mais de toute façon, je savais très bien que ça n'était pas important pour lui.

George et Fred me tirèrent de ma rêverie en entrant. Fred cherchait quelqu'un des yeux, sûrement Lee. Il croisa mon regard. Je détournai les yeux.

Katie nous rejoignit à ce moment, et je vis Lee parler avec les jumeaux.

Elle avait un sourire radieux. Je lui fis un sourire pour la féliciter, et elle hocha la tête. Pas besoin de mots.
- Eh, Kat', Y'a du nouveau avec Fred et Angie, lança Alicia.

Katie parut étonnée. Et Alicia, à ma demande, entreprit de lui raconter l'histoire, je n'avais pas envie de le raconter à nouveau, de peur de perdre l'euphorie qui était restée. Katie proposa qu'on aille dîner. Ce serait la bonne occasion que l'on parle un peu toutes les trois. Je pris la lettre de Noah, restée sur le fauteuil, près des affaires d'Alicia. C'est là que je me rappelai de Jack

# Posté le mardi 06 novembre 2007 11:41